dimanche 25 décembre 2011

No Elle


Un petit tour au marché de Noël




Un petit tour dans les étoiles




Un petit tour dans un autre monde








(Prise par Marie Battiston)


dimanche 18 décembre 2011

Epic hot chocolate in love is epic




Accepter, est-ce se résigner?








Des volutes noires entouraient le cercle parfaitement formé au dessus de ma tête et pourtant face à face avec mes yeux, défiant mon regard. On aurait dit des ombres aux pourtours indéfinis et arrondis qui se promenaient subrepticement dans les allées lunaires. Le satellite était rouge à son éveil, jaune à son adolescence, argenté au plus fort de sa gloire et pâle lors de sa chute. Mais à tout moment dans la nuit, lorsque l’immensité obscure et céleste lui tenait compagnie, il pouvait être caché et recouvert de ces ombres macabres dansant joyeusement. La Lune était trop précieuse et trop préoccupée pour se soucier de ces vils attaquants qui ne faisaient que la narguer ne pouvant réellement l’atteindre. Elle devait éclairer le chemin assombri des vagabonds de l’heure tardive, des groupes de jeunes gens errant à la recherche d’un refuge après une soirée bien arrosée et bien dansée. J’étais impressionnée par sa majestueuse posture et son imposante présence. Elle m’aurait presque écrasée si je n’avais pas eu moi-même un minimum d’aplomb et de grandeur. Je m’étais assez armé et fait conseiller pour la combattre mais au devant de sa sympathique robe de soie transparente, j’éprouvais le curieux désir de mieux la connaître et d’en faire mon alliée, contre le disque doré, brûlant et éblouissant, le Soleil.



Sous le pont Neuf



Entrer dans l'iréel, dans un autre monde, où les règles physiques ne sont plus les mêmes, où tout devient possible, où rien ne vous arrête, où tout ce que vous voyez s'illumine sous une autre forme, où tout a un autre goût, où tout vous aveugle...


Sous le pont Neuf coule la Garonne
Et nos amours
Faut-il qu’il frissonne
La joie venait toujours pendant l’automne
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Ainsi ils s’embrassent
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde qui glace
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
L’amour reste dans le sud-ouest
L’amour reste
Comme la vie est rousse
Et comme l’Espérance est douce
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Passent les jours et ils s’enlacent
Ni temps passé
Ni les amours détonnent
Sous le pont Neuf coule la Garonne
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
(Réécriture du Pont Mirabeau d'Apollinaire)



Tout devient le reflet de votre propre conscience, vos propres rêves deviennent des miroirs ondulants au gré des aléas qui les malmènent, vous (vous) plongez dans l'inconnu, tout se transforme...

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mardi 1 novembre 2011

Le temps d'un automne






Quand l'Automne ronge son passé estival, sa texture verte, son coeur, sa nervure, son être même, quand il attaque, envahit et remplace doucement mais sûrement...


Quand la chute est encore récente, que le sang afflue encore mais que les premiers vautours viennent effleurer votre peau à peine flétrie


Quand la mort a tué, quand la fleur est fanée, rongée, pourrie jusqu'à la moelle, quand tout est fini


Quand la vivacité se mêle à la sagesse


Quand le souverain est absent



Quand l'absent est présent
 

Et que le présent est absent




Quand deux être différents ne forment plus qu'un



Quand la roue multicolore tourne et que le vent gai fait des siennes



Quand même les eaux rougissent de pudeur et ont les joues roses de joie
 


La vie n'est pas un long fleuve tranquille


La vie est un tapis de rencontres et d'obstacles colorés


Quand une seule couleur persiste au milieu de la similitude automnale







Mise en abîme


Fraîcheur printanière et douceur hivernale


Ma signature, sisi tout est de moi
Mais qui sommes-nous?



Le vent continue son chemin transparent et fluide sur les rails du souffle de vie